MM@cadémie est une structure rattachée à la direction générale. Sa mission est de conduire la transformation de MMA vers une entreprise 2.0. Cette structure explore depuis fin 2007 les nouveaux usages coopératifs et les nouveaux modes de partage ainsi que l’impact des technologies 2.0 sur ces usages.

Voilà une entreprise d’avant-garde… qui existe depuis 200 ans ! Bravo ;-)

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder une vidéo extraite d’un article du 12 octobre 2010 dans le journal La Tribune :

Je vous invite à lire mon interview sur le site Commentçamarche.net du 30 septembre 2010, “La réflexion collective artisanale ne suffit plus dans l’entreprise” :

Voir l’interview…

Dans le contexte de cet article, le mot “artisanal” signifie au bon vouloir (le côté indépendant de l’artisan), chacun de son côté, avec des savoir-faire non partagés, sans méthode ou outil mutualisé au sein d’un collectif. “Artisanal” n’a pas de connotation négative dans mon esprit (au contraire) mais il me semble que dans une grande organisation plongée dans la complexité, en quête d’agilité… ça ne suffit plus. Si vous avez des idées d’un terme plus adapté ou consensuel, je suis preneur !

Merci à Laurent Delvalle pour cette interview.

Boostzone vient de lancer une enquête sur les annuaires intelligents à laquelle votre entreprise pourrait participer. Voici un article sur Collaboratif-Info qui explique le détail de cette enquête :

Pour Boostzone, qui dit collaboratif dit annuaire d’entreprise intelligent

Voici la problématique liée à ces annuaires :

« Qui dit collaboratif dit annuaire, explique Domminique Turcq. Or, aujourd’hui, très peu d’entreprises disposent d’un annuaire, et lorsqu’elles en ont un, celui-ci est un répertoire plus ou moins statique, au contenu limité constitué de manière top-down. L’avenir est au contraire à l’annuaire intelligent, centré sur le collaborateur. Un annuaire à la fois statique, alimenté par la DRH et le collaborateur, mais aussi dynamique, capable de bâtir l’écosystème relationnel du collaborateur jusqu’au-delà de l’entreprise. »

Comme Dominique, je suis  convaincu qu’un des moteurs de l’entreprise intelligente est… l’annuaire intelligent. Actuellement, les annuaires façon papier numérisé sont un frein majeur au collaboratif et une sorte de goulot d’étranglement.

Qu’en pensez-vous ?

Mise à jour du 18 septembre 2010

J’intègre dans le billet le commentaire de Dominique qui clarifie ce qu’est un annuaire intelligent :

“Les annuaires papier sont morts, évidemment. Les annuaires électroniques de base (transcription d’un annuaire papier en électronique) sont morts aussi, bien sûr.

Il suffit de regarder Facebook ou Linkedin, qui ne sont rien d’autre que des embryons d’annuaires intelligents, pour comprendre où on va aller avec les annuaires publics intelligents.

Dans le cas d’une entreprise et des annuaires d’entreprises — qui n’ont rien à voir avec les annuaires publics, on le verra — on va enfin bientôt voir apparaître de vrais annuaires intelligents qui vont peigner tout ce qui se passe autour d’un individu (comme sur un Facebook interne) et les communautés auxquelles il appartient (comme sur Linkedin) ainsi que celles auxquelles il appartient en dehors de l’entreprise et celles auxquelles il n’appartient pas mais où il ferait bien de regarder. L’annuaire intelligent suggérera aussi à un individu des personnes avec qui il devrait entrer en relation pour ses projets ou ses idées parce qu’elles ont des intérêts ou des passés communs avec lui, etc. Les possibilités sont infinies.

L’annuaire d’entreprise (regroupement de coordonnées) sera donc dynamique (il changera en permanence), intelligent  (il suggérera des connections avec des documents, des hommes et des communautés), automatique (il ira chercher les données tout seul) et ouvert (il ira chercher partout où on l’autorisera, dans toutes les bases de données externes et internes qu’il connaîtra).

Bon ce n’est pas exhaustif mais cela suffit à donner une idée j’espère.”

Merci Dominique pour cette précision, ça donne une bonne idée en effet !

Vous trouverez sur les menus hauts de ce blog une nouvelle page qui décrit mon offre de services sur le management de l’intelligence collective. Je viens d’y ajouter 2 nouvelles formations. Les prochaines sessions sont prévues le 15 octobre sur le management de l’intelligence collective et 12 & 13 octobre sur l’identité et la réputation numériques.

Boostzone propose une formation “Versicolore” :

Booster l’intelligence collective des équipes projet et des communautés – Savoir réfléchir ensemble à distance, en transverse et dans un contexte interculturel

Tous les détails de cette formation (programme, objectifs, durée, prix,…) sont disponibles sur la brochure en PDF (Versicolore).

Prochaine session : 15 octobre 2010 à Paris

Inscription : Voir le bas de la brochure en PDF

Cette formation est destinée aux :

- Cadres dirigeants

- Responsables au sein d’organisations privées ou publiques

- Chefs de projet, Animateurs de communauté

Boostzone propose une formation :

Identité et réputation numériques dans les réseaux et médias sociaux

Tous les détails de cette formation (programme, objectifs, durée, prix,…) sont disponibles sur la brochure en PDF (Tournesol).

Prochaine session : 12 & 13 octobre 2010 à Paris

Inscription : Voir le bas de la brochure en PDF

Cette formation est destinée aux cadres dirigeants et responsables de la réflexion sur les réseaux sociaux internes, les transferts de connaissances, l’innovation, la formation, le management du capital humain ou la stratégie (au sein d’organisations privées ou publiques).

Un article intéressant du 13 avril 2010 à lire sur Le Nouvel Économiste :

Fixer les connaissances individuelles dans l’intelligence collective de l’entreprise

http://www.lenouveleconomiste.fr/2010/04/13/memoire-vive/

C’est à la fois un historique sur tout ce qu’il ne faut pas faire et des pistes de réflexion pour construire l’avenir. Voici quelques extraits qui ont retenu mon attention :

- La communautarisation des connaissances

- On a d’abord cru à la possibilité d’archiver soigneusement dans les mémoires numériques les connaissances de chaque collaborateur. Avant de prendre conscience que le cap suivi n’était pas le bon. “On s’est rendu compte que la connaissance se trouve plus au rayon frais qu’au rayon des surgelés, résume plaisamment Carlos Diaz, président de Bluekiwi. L’important n’est pas forcément de ressortir des archives du passé ou de faire de l’analyse sur ce que l’on savait avant mais plutôt de mettre en connexion les gens entre eux, en fonction de leurs besoins immédiats, avec la possibilité d’utiliser de la connaissance mise à jour en temps réel.”

- “Favoriser les réseaux d’anciens est à l’ordre du jour, estime Dominique Turcq, pas forcément en se limitant aux retraités mais en élargissant à tous ceux qui ne sont plus dans l’entreprise, de manière à pouvoir encore aller chercher leur savoir une fois ceux-ci à l’extérieur.”

- Faire passer les connaissances individuelles dans l’intelligence collective de l’entreprise grâce à l’approche participative est une révolution qui peut faire peur. “On est en train de changer la façon même de travailler ensemble, commente Dominique Turcq, il y a aussi une prise de conscience que l’information et la connaissance sont partout, pas seulement auprès de ses collègues mais également à l’extérieur, dans toutes sortes de réseaux, y compris ceux des anciens de son école ou de son université.”

- Certains clients nous disent qu’ils ne sont pas prêts culturellement. Ce à quoi nous leur répondons que la culture n’est pas un préalable mais plutôt un objectif.

- L’exemple le plus couramment cité est celui de Cisco, aux Etats-Unis. “Le passage à l’entreprise collaborative s’est traduit par le départ de 25 % des cadres de l’entreprise, rappelle Jérôme Coignard, l’entreprise transversale remet en cause la hiérarchie des pouvoirs. Accepter que le nouveau talent puisse venir d’en bas n’est pas un changement facile”, ajoute-t-il, en mentionnant le cas d’un commis de cuisine qui a gagné la première place face à des cadres dans un jeu de simulation destiné à évaluer les qualités de management des participants. Dominique Turcq entre dans le détail : “Vu d’en haut, il y a une résistance spécifique, estime-t-il, c’est celle de la direction des systèmes d’information, d’abord pour des raisons de sécurité mais pas seulement. Les DSI avaient commencé à asseoir leur pouvoir grâce au stockage de données, on leur demande à présent de connecter les individus entre eux.”

- Au niveau des étages inférieurs, les freins viennent plutôt d’une réticence à participer. Les chiffres habituels concluent que 1 à 4 % des personnes s’expriment sur une plate-forme numérique collaborative, 9 % réagissent et 80 % observent prudemment. Peut-on s’en contenter ? “Oui”, répond Carlos Diaz reprenant l’exemple du modèle Wikipédia où “seule une toute petite fraction des utilisateurs participent mais cela intéresse quand même tout le monde.”

- Avec l’annuaire intelligent, on passe même au stade supérieur où chacun, finalement, est prié de s’évaluer lui-même en substituant à l’ancien listing classique dressé par la direction un outil rempli par les collaborateurs eux-mêmes, seuls juges des compétences qu’ils souhaitent mettre en avant.

Pour lire l’article complet :

http://www.lenouveleconomiste.fr/2010/04/13/memoire-vive/

Voici une suite du billet précédent “Entreprise 2.0 Next Generation” que je vous invite à lire ou relire avant d’entamer la lecture de celui-ci. Il me semble en effet important d’en dire plus sur le rôle Web 2.0 dans l’entreprise.

En théorie, on ne devrait avoir qu’un seul Web 2.0 mais dans les faits, il y en a 4. Voici donc le Web 2.0 dans tous ses états :

1 – Le Web 1.0 packagé comme du Web 2.0 ou quand le marketing cherche à tromper le client

Voici la retranscription d’une conversation assez courante : “Mais, ce n’est pas du Web 2.0 ton service ! Oui, je sais mais mon chef m’a dit de mettre 2.0 sur la plaquette pour qu’on en vende plus”.

Gmail, Google docs devient dans la bouche d’un commercial du Web 2.0 parce que c’est en ligne, y a de l’AJAX (langage de programmation),… Je ne pensais pas que mettre Microsoft Office en ligne, ça produirait du Web 2.0. Mais avec un peu de marketing et très peu d’éthique : c’est possible !

Le Web 1.0, ça reste utile et efficace. On a tous besoin d’un traitement de texte, d’un logiciel de messagerie,… On est dans une logique one to one, top down, informative, individuel… Le Web 2.0 implique le collectif, le many to many, le bottom up, une culture du partage, la co-construction, l’intelligence collective. Cela s’ajoute au Web 1.0, ça ne le supprime pas. Un chat n’est pas un chien. Le Web 1.0 n’est pas le Web 2.0. Le but du Web 2 n’est pas de tuer le Web 1 … par contre il est possible que le chien s’attaque au chat mais c’est un autre problème (je vais demander à mon frère Jérôme qui est vétérinaire de faire un billet là-dessus !).

L’AJAX seul n’est pas suffisant pour transformer un service 1.0 en service 2.0. Il faut être incompétent et/ou malhonnête pour affirmer le contraire.

2 – Le Web 2.0 comme outil d’interactions avec l’extérieur (clients, fournisseurs, partenaires,…)

C’est un vrai succès … pour ceux qui ont réussi, c’est-à-dire avec une VRAIE stratégie web social ! Il s’agit de blogs d’entreprise, communautés dans les médias sociaux, compte twitter,… Signalons aussi l’offre de Feed-back 2.0 qui symbolise ce succès. Pour en savoir plus, voir ce billet sur mon blog identité et réputation numérique : Le destin numérique des marques dans les médias sociaux

3 – Le Web 2.0 comme outil d’intelligence collective en interne (réflexion collective, co-construction, co-création entre les employés)

C’est souvent une réussite quand il est mis en oeuvre dans les espaces coopératifs qui gravitent en orbite géostationnaire autour de la pyramide hiérarchique (cf. précédent billet Entreprise 2.0 Next Generation).

C’est un vrai échec quand il est mis en oeuvre au sein de la pyramide hiérarchique pour les raisons suivantes : pas ou peu de vouloir coopérer, pas ou peu de savoir coopérer, pas ou peu de pouvoir coopérer.

Pour ceux qui ont lu mon livre, il s’agit d’utiliser le Web 2.0 pour les activités très intellectuelles : activités non répétitives et/ou de création, ex. : créer une base de données, résoudre un problème, innover, prendre une décision,…

4 – Le Web 2.0 comme outil de travail en interne dans la pyramide hiérarchique

Dans ce dernier cas, il s’agit d’utiliser le Web 2.0 pour les activités peu intellectuelles : activités répétitives et/ou manuelles, ex. : mettre à jour une base de données, informer, communiquer, coordination, répartition des tâches, mise en oeuvre des décisions,…

Le 2 en 1, ça fonctionne bien pour les shampoings. Est-ce que le Web 2.0 peut aussi être un outil 2 en 1 (pour faire simple à la fois top down et bottom up) ? Par exemple, on ouvre un blog plus comme outil de capitalisation (sens KM du terme), un outil d’information (one to many) qu’un outil de co-construction, d’interactions. On connecte les blogs, on colle dessus un moteur de recherche et cela donnerait une base de connaissances plus performante que l’actuelle base documentaire. Dans cette logique, on affirmerait qu’une somme de blogs sera plus lisible en termes de partage qu’une somme de powerpoint… ?!

Dans ce 4ème usage, il s’agit donc de mettre en place des blogs, des wikis, des forums, des flux,… pour aider à travailler au quotidien (informer, coordonner et communiquer). Tout cela génère BEAUCOUP de contenus dans la durée. Tellement de contenus que ça devient à mon avis du bruit et non pas un système de repérage des experts ou un système qui met en relation efficacement deux personnes d’une même organisation (façon enterprise social networking). Je peux très bien écrire des mots qui n’ont aucun rapport avec mon expertise et si des centaines de personnes font de même, je ne vois pas en quoi le système va m’aider à trouver rapidement un expert. Et si je le trouve, à quel prix ? Cf. temps passé à lire des dizaines de billets, tweets, flux RSS,… A mon avis, sûrement moins vite que le téléphone, le bouche à oreille et mon réseau social IRL.

S’ajoute à cela une croyance : l’utilisation du Web 2 dans les activités opérationnelles (peu intellectuelles) va créer des usages collaboratifs sur les activités à haute valeur ajoutée (très intellectuelles). C’est juste un rêve lié à l’ignorance de ce qu’est une culture.

Tout cela pose aussi le problème de la définition de l’entreprise 2.0, est-ce que c’est une entreprise qui utilise des logiciels 2.0 pour fonctionner dans ses activités opérationnelles ou une entreprise qui mobilise les connaissances et les intelligences de ses employés dans les processus de prise de décision, la résolution de problème, l’innovation,.. ?

Je n’ai pas de position claire sur cet usage mais je suis DUBITATIF. Je me pose cette simple question : Est-ce que le Web 1.0, le téléphone et les réunions face à face ne sont pas plus efficaces pour les activités quotidiennes ? Est-ce que le Web 2.0 ne devient pas dans cette configuration une grosse machine à perdre du temps et à faire du bruit ?

Alors voilà un usage (N° 4)  sur lequel j’attends vos retours d’expérience pour y voir plus clair. Gros bazar, usine à gaz ou réels gains de productivité ?

En conclusion, revenons au titre de ce billet : c’est quoi le Web 2.0 Next Generation ?

Deux choses (normal puisque 2.0 !) :

1 – Utiliser un outil comme on veut mais en prenant en compte son ADN, sa finalité, ce pour quoi il est performant. Le Web 2.0 est un bon outil d’intelligence collective, jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas forcément un couteau suisse.

2 – Arrêter de tromper le client en faisant du marketing avec un concept pourtant simple. Après le greenwashing, il faut en finir avec le web2washing. N’ayez pas peur de dire que vous faites du Web 1.0 si vous faites réellement du Web 1.0 : ce sera bientôt de nouveau à la mode ! Le Web 2.0 n’a pas fait disparaître le Web 1.0 parce qu’il a son utilité. Le Web 3.0 (qui prendra son envol quand quelqu’un saura l’expliquer à un enfant de 6 ans !) ne fera pas disparaître le Web 2.0. Le plus souvent, avec les 1, 2, 3,… on ne parle pas d’une nouvelle version d’un outil mais de nouveaux usages. Il n’y a pas de honte à être 1.0 puisqu’on en a encore besoin.

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